Récit de vie, autobiographie et autofiction : trois chemins vers soi    

Écrire sur soi, c’est tenter de comprendre ce qui nous relie, ce qui nous construit, ce qui nous traverse. Mais selon la forme choisie, la démarche n’est pas la même. Le récit de vie, l’autobiographie et l’autofiction partagent un même point de départ à savoir l’expérience personnelle, mais ils diffèrent par leur intention, leur rapport à la vérité et la place donnée à la fiction.

Ostende, le 31 octobre 2025

Le récit de vie, pour donner sens à son parcours

Le récit de vie est avant tout une démarche de mise en mots de son histoire. Il ne cherche pas forcément la chronologie ni la fidélité absolue des faits : ce qui compte, c’est le sens. L’auteur y revisite des moments clés, des rencontres, des épreuves ou des émerveillements, dans le but de comprendre son chemin et, parfois, de le transmettre.
C’est une forme qui permet de relire son parcours sous un angle plus conscient, plus apaisé, et d’en dégager la cohérence. Le récit de vie n’a pas vocation à être “littéraire” ; il est avant tout intime, réflexif et humain. Les Éditions Traces de vie et de L’Harmattan publient d’innombrables récits de vie de Madame et Monsieur Tout-le-monde.

L’autobiographie, pour relater les faits de son existence

L’autobiographie, elle, se veut plus fidèle à la réalité vécue. Elle s’inscrit dans une volonté de témoignage : raconter sa vie telle qu’elle s’est déroulée, dans la continuité du temps, en respectant les faits. Depuis Jean-Jacques Rousseau jusqu’à Annie Ernaux, l’autobiographe se met à nu, sans fard, dans un dialogue sincère entre la mémoire et l’écriture. Le narrateur, le personnage et l’auteur ne font qu’un.

Mais la vérité autobiographique n’est jamais absolue : elle dépend des souvenirs, du regard que l’on porte sur soi, et de la distance que le temps a creusée. C’est donc une vérité subjective, mais assumée comme telle.

 

L’autofiction, pour brouiller les pistes entre vérité et imagination

Beaucoup plus explorée depuis la fin du siècle dernier, l’autofiction brouille volontairement les frontières entre réel et imaginaire. L’auteur s’y met en scène, mais s’autorise à inventer, transformer, amplifier. Ce qu’il écrit n’est pas “faux”, mais pas entièrement “vrai” non plus. C’est une manière d’explorer la part romanesque de soi : d’utiliser la fiction comme un miroir déformant, pour mieux approcher une vérité émotionnelle ou symbolique. Amélie Nothomb est l’une des grandes représentantes de l’autofiction.
L’autofiction permet de dire autrement ce qui ne peut être dit directement, de revisiter le passé avec la liberté de la création littéraire.

Chez Écrire à la mer, chacune de ces trois voies peut trouver une caisse de résonance pour se transformer en récit à partager.

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Avant de prendre la plume, quelques réponses pour vous guider

Faut-il avoir déjà écrit auparavant ?

Non, l’atelier d’écriture est ouvert à toutes et tous. L’atelier ne requiert aucune expérience préalable en écriture : il accueille aussi bien les personnes qui n’ont jamais rédigé que celles qui ont déjà une pratique régulière. L’ambiance se veut inclusive et bienveillante, favorisant la découverte et le plaisir d’écrire sans pression. Chacun peut avancer à son rythme et s’enrichir des échanges au sein du groupe.

Dois-je apporter du matériel spécifique ?

Aucun équipement particulier n’est demandé pour participer à l’atelier : un simple carnet et un stylo (ou un ordinateur) permettent de prendre des notes, d’écrire ses textes et de garder une trace des idées échangées.

Combien de personnes participent à une séance ?

Selon le type d’atelier, les groupes se composent de 5 à 10 participants par séance.

Pour en savoir plus, consulter la page les ateliers d’écriture. 

Si je vous confie la rédaction de mon histoire, comment cela se passe-t-il ?

D’abord, nous discuterons de votre projet pour bien nous mettre d’accord sur ce que vous souhaitez et nous établirons un contrat entre nous, lequel clarifie par exemple la façon de procéder, mais aussi les questions de propriété intellectuelle et de droits d’auteur.

Ensuite, au terme de 4 ou 5 séances pour vous écouter et remonter le fil de votre mémoire, je vous proposerai chaque quinzaine un nouveau chapitre de votre histoire.

Pour en savoir plus ou pour réserver, consulter la page votre histoire écrite par une pro. 

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